Le mouvement du son s'écrit comme une hauteur ou une durée. Le dispositif qui le restituera vient après.
L'ordre compte. On écrit d'abord. Le dispositif vient ensuite, et il peut changer.
Des points dans la scène 3D, une courbe qui passe par eux. Rotation, échelle, translation et symétrie portent sur le tracé entier. Les canaux d'une source multicanale s'étalent le long du trait.
Une timeline multipiste séquence l'audio et l'espace ensemble. Toute commande s'automatise, par piste ou par clip, et s'enregistre au geste.
Stéréo, quadriphonie, anneau, dôme, binaural au casque. Changer de salle ne réécrit rien. Les enceintes se placent une à une, se choisissent parmi des dispositifs conformes, ou se mesurent au micro.
Elle se compose sans connaître le système de diffusion. Un matériau, pas une conséquence du routage.
Un trait dans la scène. Il se dessine à la souris, s'écrit par script, se rejoue à vitesse réglable, se transforme en bloc.
Il reste lisible quand la loi change, quand la salle change, quand l'encodage change. C'est ce qui distingue une écriture d'un réglage.
Pistes, timeline, clips, automations, table de mix, instruments, effets. Composez dedans, ou branchez-le à ce que vous utilisez déjà.
On dépose des fichiers audio, on les monte, on écrit l'espace par-dessus, on exporte. Clips audio et clips de notes, éditeur d'onde, piano-roll, échantillonneur à seize pads.
Le séquenceur est volontairement resserré : un environnement temporel pour la composition spatiale, pas un DAW généraliste. Il suffit à mener une pièce de bout en bout.
MIDI, OSC, ADM-OSC entrent et sortent. Ce qui sort peut être le son, ou seulement les positions.
Environnement autonome, ou couche spatiale d'un dispositif plus large : les deux sont des usages de plein droit.
Il a une place et un cap. Les deux entrent dans le calcul.
Quatre modes : fixe, mobile, sur sa trajectoire, ou sur celle d'une piste. Quand il avance, son cap tourne réellement le champ sonore. La même écriture ne se rend pas pareil selon l'endroit d'où on l'écoute.
De là l'écoute mobile : installations où le visiteur se déplace, binaural au casque, navigation dans un espace sonore.
Des sons découpés en unités, analysés, placés. Ce qui se ressemble devient voisin.
Les sons sont découpés à leurs attaques. Neuf descripteurs mesurent chaque unité — claire ou sourde, tenue ou percussive, harmonique ou bruitée — et lui donnent sa place. Promener le curseur, c'est jouer : le grain sonne là où son timbre l'a mis, branché droit sur les bus d'enceintes.
Un son pilote peut être rejoué par le corpus, unité contre unité. La carte n'est pas une vue du matériau : c'est l'instrument.
Composition → propagation → perception. Le dernier terme se mesure au lieu de se supposer.
inPlace analyse les haut-parleurs eux-mêmes, chacun à la place de son enceinte, réverbération comprise. Ce qu'il dessine n'est pas la scène écrite : c'est celle que l'auditeur reçoit.
De là se lit ce qu'aucun panneau de réglages ne dit : où le champ se concentre, ce qu'une salle rend d'une intention, ce qui reste d'un mouvement.
Une position, une largeur, un gain peuvent obéir au son lui-même, à un geste, à un message reçu.
Suiveur d'enveloppe, oscillateur lent, MIDI, OSC, progression d'un clip : quatorze sources pondérées pour dix-huit destinations — position, rotation, échelle, diffusion, directivité, orientation, volume, vitesse.
Sound Trajectory rend le son, sur n'importe quel dispositif. Il sait aussi n'écrire que les positions et laisser rendre une autre machine.
Un contrôleur MIDI joue les instruments des pistes : VST3 et AU sur le bureau, modules Web Audio dans le navigateur. Dans l'autre sens, les pistes émettent notes et contrôleurs, et le bureau ouvre un port MIDI virtuel.
ADM-OSC, dans les deux sens et aux deux éditions. Piloter les objets d'une régie depuis la timeline, ou l'inverse. Des profils d'adresses accompagnent les principaux processeurs.
Toute adresse OSC reçue devient une source de modulation : un capteur, un patch Max/MSP ou un moteur de jeu commande une position. Le bureau sert en plus un contrôleur pour téléphone ou tablette, sur le réseau local, sans rien y installer.
Rendu hors ligne en WAV multicanal, en lit 7.1.2 ou 7.1.4, en ambisonie AmbiX, en binaural, en stéréo, et en ADM à objets. Plus une vidéo MP4.
Les configurations d'enceintes s'échangent avec SpatGRIS/ControlGris et Holophonix, et s'importent depuis Flux Spat Revolution et IRCAM Spat. Deux externes — mc.mbap~ pour Max/MSP, mbap~ pour Pure Data — embarquent le spatialiseur lui-même.
La liaison piste à piste est câblée côté Sound Trajectory ; le plugin qui l'alimente dans le DAW n'est pas encore distribué. En attendant, une session se transporte par les fichiers.
L'audio à objets a un format d'échange. Sound Trajectory le lit et l'écrit.
Un fichier ADM devient une session : chaque objet donne une piste, ses blocs de position redeviennent une trajectoire éditable. Ce qui vient d'ailleurs se retravaille.
Un WAV à objets : un lit 7.1.2 et jusqu'à dix-neuf objets, chacun avec ses métadonnées de position.
Sans fichier : ADM-OSC transporte les mêmes positions en temps réel, dans les deux sens.
Électroacoustique, mixte, instrumentale spatialisée : la trajectoire prend place dans la partition, comme une hauteur ou une durée.
Pilotage en temps réel : instruments, MIDI, OSC, contrôleur sur tablette. Snapshots et marqueurs pour tenir un concert.
Points d'écoute mobiles et comportements réactifs : ce qui se joue dépend de ce qui arrive.
Mixage objet, rendu multicanal, ADM : d'une session de travail à un livrable qui s'ouvre chez le client.
Analyse spatiale et pédagogie, dans le navigateur d'une salle informatique.
Pas d'installation, pas de droits administrateur, pas de licence à déployer. Chaque élève ouvre sa session, la partage avec son professeur, la reprend chez lui au casque. La formule Edu ouvre trente places.
Une interface, deux moteurs : Web Audio dans le navigateur, natif sur le bureau. Une session écrite dans l'un s'ouvre dans l'autre. Seules les capacités changent.
| Fonction | Navigateur | Bureau |
|---|---|---|
| Trajectoires, timeline, automations | oui | oui |
| Les quatre lois de spatialisation | oui | oui |
| Binaural au casque | oui | oui |
| Corpus concaténatif | oui | oui |
| Canaux par piste | 32 | 144 |
| Sorties d'enceintes | 1 à 64 | jusqu'à 256 |
| Sorties réellement audibles | celles de votre interface audio | |
| Instruments et effets | modules Web Audio (WAM) | VST3 et AU |
| Lecture et écriture ADM | oui | par les fichiers échangés avec l'édition web |
| ADM-OSC | par un relais local | natif |
| Contrôleur téléphone / tablette | — | oui |
| Installation | aucune, aucun droit administrateur | application signée |
Un opéra vidéo, puis un dôme de vingt-quatre haut-parleurs. À chaque fois l'outil a été bâti parce qu'il manquait, par ceux qui en avaient besoin.
Opéra vidéo pour soprano, ensemble, électroacoustique et vidéo générative. Les traitements réagissent à la voix : la spatialisation devient dramaturgie.
Un dôme géodésique de vingt-quatre haut-parleurs. Il fallait un outil qu'une compositrice puisse s'approprier seule pour mixer dans un espace 3D.
Publié en janvier 2018. Un travail doctoral (Université Côte d'Azur, 2025) en a documenté les modes opératoires. L'ouverture du code est l'étape suivante.
Le projet prolonge la lignée des éditeurs de trajectoires — Holo-Edit et les travaux sur l'écriture de la spatialisation. Sa loi par défaut est un portage assumé du mode CUBE de SpatGRIS (GRIS, Université de Montréal), sous la même licence libre.
Publié sous GPL-3, et le code est entier : qui reçoit l'application peut en obtenir la source, la modifier, la compiler. Aucune fonction n'en est absente. Ce qui s'achète, c'est l'application de bureau signée, ses mises à jour et son support.
Sound Trajectory est publié sous licence GPL-3 : les deux éditions, web et bureau, s'utilisent librement, sans compte et sans abonnement. Ce que vous payez, c'est l'hébergement de vos sessions, les classes et le support.
Une session hébergée sur un compte payant se partage avec des comptes gratuits : c'est le stockage du titulaire qui la porte. Un élève, un stagiaire ou un collaborateur n'a rien à payer pour y travailler — et la session s'ouvre indifféremment dans les deux éditions. Les prix affichés ici sont ceux du service ; le logiciel, lui, reste libre pour tout le monde. Détail de la vente : conditions générales de vente.